365 secondes de vidéo : le bilan

Mathieu Py / Photo Vidéo / / 0 Commentaire

Les projets d’image à l’année sont nombreux. On en assomme parfois les débutants en invoquant des raisons pédagogiques. Les projets 52 avec une photo par semaine, en sont un exemple classique. Pour ma part, fin 2018 j’avais prévu de mener en 2019 un projet d’une vidéo d’une seconde par jour. A la fin, 365 secondes devaient me permettre de visualiser un journal de l’année.

Temps de lecture : 1′ / temps de visionnage : 6’05

Je l’ai fait. Une seconde par jour, essentiellement captée au téléphone portable, parfois en prenant une seconde d’une captation vidéo que je réalisais pour un client dans la journée. Qu’est-ce que j’en retiens ?

Une mémoire

C’est pas mal déjà, je ne m’étais pas aperçu que je faisais ça l’année de mes 40 ans. Du coup je suis à peu près sûr de m’en souvenir, on y trouve une grande partie de mon année, certains moments difficiles à percevoir pour le spectateur mais qui me parlent particulièrement. Rien que pour ça, ça valait le coup.

Une habitude

Poster tous les jours pour remplir les réseaux et faire monter ses compteurs de like, c’est nécessaire pour certains, mais pas forcément compatible avec les valeurs que je défends. Ceci étant posé, cette année pendant laquelle chaque jour je prenais le temps de filmer m’a démontré que je pouvais produire chaque jour. Et toute question de qualité mise à part, c’est vrai que le remplissage des réseaux sociaux est plus payant que la qualité. Que vais-je en faire ? A voir…

Pédagogiquement ?

Est-ce que je recommanderai ce genre de projet ? Absolument pas. Il y a des jours où on se lasse et on bâcle un peu, d’autres où on se demande quel est le discours. Pour ce qui est de cadrer, capter quelque chose, mon travail de photographe m’a appris à préparer, anticiper, ressentir, et me connaître assez pour savoir quel discours je tenais à produire dans un projet. Là, le support n’était pas adapté à ce genre de réunion.

Est-ce que je recommencerai ? Non, ça n’aurait pas d’intérêt pour moi. Est-ce que cela m’a amené quelque chose ? Oui : la confirmation que je pouvais m’imposer des contraintes parfois difficiles à suivre, et qu’au bout j’y arrive. Je ne sais pas encore comment cela se traduira, mais cet élément me reviendra un jour !